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Fiche

Test de Dragon Quest Monsters : Joker  - Version commerciale
"Devenez dresseurs de pokémonstres" - par Le Glode le 18/03/08

Depuis 1998, les Dragon Quest Monster se suivent au Japon, où ils rencontrent systématiquement un énorme succès. DQM : Joker constitue la sixième itération d'une série de RPG qui se pose en tant qu'alternative à la franchise Pokémon, et accessoirement le premier de ces spin-off à bénéficier d'une sortie européenne. C'est pas trop tôt, on va enfin pouvoir s'essayer à la capture de monstres toryamesques issus de l'univers Dragon Quest.



Vous êtes donc dans la peau d'un jeune garçon qui, sans son look décoiffé, aurait très bien pu être le frère jumeau d'un certain Trunks. L'aventure débute alors que vous êtes retenu par une organisation mystérieuse dans une geôle plus ou moins lugubre, comme c'est original, pour avoir dévoilé votre désir de devenir dresseur de monstres. Votre père, parrain de ladite organisation, vous libère à la condition que vous jouiez les agents doubles sous l'identité d'un participant au Championnat de Dresseurs. Vous vous retrouvez donc lâché dans la nature en quête de bestioles à dompter. Vous l'aurez compris, le scénario n'est pas exactement le point fort de DQM : Joker. Heureusement pour le titre, il possède plus d'un atout pour vous faire oublier ses errances scénaristiques.

Un cadre idyllique


Dans DQM : Joker, vous allez voir du pays.
Les graphismes d'abord : la 3D, très agréable à l'oeil, est digne des plus beaux jours de la Playstation première du nom. Bien qu'un peu vides, les décors bénéficient d'un soin tout particulier et se distinguent par leur grande variété. On ne peut pas en dire autant des personnages qui, bien que joliment détaillés, ont légèrement tendance à être issus de portées de dodécatuplés. C'est bien simple, vous retrouverez un nombre incalculable de clones de la petite quinzaine de PNJ différents qui peuplent les îles de l'archipel des Archibelles. Ces îles, bien que de tailles modestes pour les premières, sont assez nombreuses pour satisfaire votre besoin d'exploration. Elles sont surtout largement assez peuplées de monstres divers qui viendront peu à peu grossir vos rangs.


Qui dit monstres, dit combats. Après avoir choisi votre première bête parmi une sélection de trois fauves bas de gamme, vous voici fin prêt à entamer vos premières rixes. Le principe est simple : à la manière d'un Pokémon, vous donnez vos ordres à l'arrière-plan, sans trop vous mouiller. Dans un premier temps, il faudra vous contenter d'exiger de vos monstres qu'ils attaquent, défendent ou se concentrent afin d'augmenter leur puissance pour le prochain tour. Mais il est également possible, et cela constitue toute l'essence du jeu, de tenter de dresser les monstres ennemis. Vos bestioles se lancent alors dans une démonstration de force en essayent d'impressionner le monstre que vous aurez sélectionné. En fonction du niveau de vos monstres et des ennemis, vous aurez plus ou moins de chances de parvenir à dresser un streum. En cas de succès, le monstre rejoindra votre équipe. En cas d'échec, vos opposants pourront se vexer et leur riposte sera terrible.

Attrapez-les tous !

Vos monstres, faibles et chétifs lorsqu'ils rejoindront vos rangs, ne tarderont pas à progresser au fur et à mesure des combats et des niveaux passés. Vous leur attribuerez régulièrement des points de compétences afin d'améliorer leurs caractéristiques, ce qui aura pour effet de les rendre, au choix, plus puissants, plus résistants, plus enclins à utiliser la magie, et leur permettra d'apprendre de nouveaux sorts ou techniques. Il est possible d'attribuer aux membres de votre équipe des routines de comportement au combat afin de les laisser agir de leur propre chef. Au nombre de quatre, ces tactiques peuvent être appliquées à chaque monstre selon que vous vouliez en faire des guérisseurs, des combattants de soutien, etc.


  
Fuuuuu-sion ! Yah !
Vous trouverez au cours de l'aventure des boutiques dans lesquelles vous pourrez vous fournir en items de soins, de régénération de mana. Il sera également possible d'y acquérir des armes afin d'en équiper vos monstres et de booster leur puissance. Dans ces mêmes boutiques, il vous sera possible de gérer vos monstres de réserve ou de stock afin de sélectionner ceux qui combattront et ceux qui patienteront en réserve. Des échoppes vous permettront de créer de nouveaux monstres au moyen d'un système de synthèse. Ainsi, vous pourrez associer des bestioles de niveaux supérieurs ou égaux à dix afin d'en obtenir de plus puissantes. Vous sélectionnerez pour ces monstres fraîchement créés trois types de compétences parmi une sélection inhérente à leurs classes ou à celles de leurs « parents ». Ces nouveaux nés auront logiquement tout à apprendre, débutants dans votre équipe au niveau 1, il faudra donc faire assez d'XP pour les remettre à niveau. Inutile de dire que l'exercice devient de plus en plus rebutant au fur et à mesure que les niveaux passent. Cela dit, le jeu en vaut la chandelle puisque la synthèse est le meilleur moyen d'obtenir rapidement des monstres puissants.


On trouve donc de quoi s'occuper dans ce Dragon Quest Monsters : Joker. Bien que les mécaniques de combats et de gestion des monstres ne proposent rien de proprement révolutionnaire, Square Enix a su puiser ce qu'il faut dans les précédents opus pour faire de ce titre un jeu qu'on a du mal à lâcher. Néanmoins, le titre est loin d'être parfait. On parcourt un monde un peu vide, un découvre par bribes un scénario un peu flou, pas vraiment passionnant, et les amateurs de JRPG ne trouveront pas dans ce DQM les combats les plus palpitants qui soient. Néanmoins, plusieurs facteurs, tels que les musiques de la série, la variété des mythiques monstres de Dragon Quest et celle des îles à explorer, les monstres légendaires à obtenir grâce aux synthèses, apportent à DQM : Joker un petit goût de revenez-y, pas désagréable du
tout... 




Points fortsPoints faibles
  • Un système de gestion des monstres très solide
  • Une jolie 3D
  • Une grosse durée de vie
  • Un scénar un peu bidon
  • Un mode multijoueur anecdotique
  • Un peu trop de leveling

Médiéval Fantastique Manga

3+

Graphisme : 8/10 - La 3D est d'excellente facture, tant pour les décors que pour les personnages. Dommage que ces derniers souffrent d'une trop faible variété. Globalement, le jeu est très agréable à l'oeil.

Son : 6/10 - Pas très originale, la bande-son permet de redécouvrir quelques thèmes et sonorités propres à la série dragon Quest. Malheureusement, ce n'est pas ce qu’il se fait de mieux en la matière. Honnête, sans plus.

Gameplay : 8/10 - Solides, les mécanismes de combat et de customisation des monstres contribuent pour beaucoup à faire de DQM : Joker un titre addictif. Les combats sont stratégiques et 200 monstres variés attendent d'être dressés pour montrer ce qu'ils ont dans le ventre.

Durée de vie : 8/10 - Comptez 20 à 25 heures de jeu pour connaître le fin mot de l'histoire. Rajoutez-en un bon paquet si vous avez pour ambition de dresser tous les monstres du jeu.

Multijoueurs : 3/10 - Tout ce que DQM : Joker propose en matière de multijoueur, c'est un mode de combats passifs dans lesquels vous ne pouvez pas donner d'ordres. C'est vraiment dommage quand on connait la qualité du multijoueur chez la pokéconcurence.

Verdict !

15

Bon

Dragon Quest Monsters : Joker constitue une bien belle alternative a l'omniprésent Pokémon. Joli et addictif, et bien que souffrant de quelques défauts gênants et d'une cruelle absence de scénario et de mode multijoueur dignes de ce nom, le titre promet de longues heures de leveling et de stratégie aux amateurs de JRPG. Que demande le peuple ?