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Fiche

Test de Tony Hawk’s Proving Ground  - Version commerciale
"Deviens un ouf du skate, man !" - par Le Glode le 03/01/08

Avis aux riders de l'extrême ! Préparez-vous à envoyer des tricks de furieux dans l'enfer du béton. Faites chauffer vos roulettes et vos ligaments croisés, le troisième opus DS de la série Tony Hawk vous offre l'opportunité de défoncer du mobilier urbain en toute impunité. Saisissez-la !

 

Tony Hawk's Proving Ground est le dixième volet d'une franchise qui a su s'imposer comme la référence du jeu de skate depuis sa naissance sur Playstation, il y a maintenant huit ans. La recette : un gameplay typé arcade, nerveux, un challenge relevé poussant le joueur à développer du vrai skill et au final un système de jeu réellement gratifiant. Après un « Downhill Jam » axé course, « Proving Ground » constitue un véritable retour aux sources puisqu'il y sera à nouveau question de pulvériser du high-score au moyen de combos de tricks dévastateurs.


Skate or Die !



 
La tête de mort rose, en bas, c'est l'icone sur laquelle appuyer pour sortir un spécial. La bouillie verte, en haut, c'est de l'herbe.

Quatre modes de jeu sont proposés dans Proving Ground. Les novices débuteront par le mode « leçons » qui permettra de prendre son skater en main, et les vétérans ne seront pas déboussolés par les choix de gameplay : maintenir b pour prendre de la vitesse, le relâcher pour taper un ollie, combiner a, y et x avec la croix directionnelle pour sortir, respectivement, grabs, flips et grinds. Voilà pour les mouvements de base, rien que du très classique pour quiconque a déjà pris un Tony Hawk en main (pas le vrai, hein). Les tricks spéciaux sont encore de la partie, à déclencher d'une simple pression sur l'écran tactile lorsque votre barre de spécial est pleine. Toute la difficulté du jeu étant de ne pas poser les quatre roues au sol entre deux tricks, car ceci a pour effet de briser votre combo, vous prendrez vite l'habitude de passer en switch grâce au bouton R et de déclencher un manual en appuyant sur « haut » puis « bas » avant de toucher le sol. Si ce que vous venez de lire tient plus du moldave que du français, dites-vous qu'après une demi-heure de didacticiel vous maîtriserez non seulement les commandes de Proving Ground, mais aussi le jargon du skateboard.


Maintenant que vous êtes bien chauds, il est temps de se lancer à l'assaut du mode « scénario ». Vous êtes aux commandes d'un skater débutant dont vous venez de choisir le sexe et la couleur de peau et qui vient de s'offrir un modeste skatepark de plusieurs hectares. Manque de bol, il est vide. Double manque de bol, Tony Hawk, qui passait par là, comptait vous proposer d'organiser la finale de son skatetour dans votre park, mais comme il est vide, c'est la loose. Qu'à cela ne tienne, le saint patron du stalefish, dans son infinie générosité, vous offre de participer à la tournée et aussi un peu de blé pour construire votre premier module. Pour le reste, il va vous falloir amasser de l'argent à la sueur de votre planche dans les six villes que propose le soft, en relevant les défis lancés par des skaters, passants, photographes, hommes d'affaires, SDF, et j'en passe.

Le génie des half-pipes


Grâce à l'éditeur de sons, mon perso vient de lâcher un juron à faire pâlir un marin, et moi je rigole beaucoup.


Les challenges se déclinent en deux catégories. Les réussir orientera votre carrière vers l'un ou l'autre style de skate: pro ou hardcore. Les défis « pro » testeront, en gros, votre capacité à exécuter les tricks que l'on vous demande, au moment et à l'endroit où l'on vous le demande. Les défis « hardcore » vous imposeront de sortir de gros combos qui tâchent, composés de tels ou tels tricks, de suivre d'énormes lignes de grinds ou encore de skater des spots précis. Vous pourrez aborder ces défis de trois manières différentes, en visant les niveaux « amateur », « pro » ou « dément », qui correspondent a la difficulté de ces épreuves. Par exemple, un défi « hardcore » pourra consister à atteindre un score de 300 000 points en deux minutes, mais le faire en moins de trente secondes vous classera en « dément », ce qui vous rapportera plus d'argent que si vous l'aviez fait en une minute. La difficulté du jeu s'en trouve parfaitement dosée, et pour cause : c'est vous-mêmes qui décidez du palier à atteindre en fonction de votre skill, et vous êtes récompensé en conséquence. De plus, vous gagnerez des points de caractéristiques (air, vitesse, grind, etc.) en fonction du temps passé à les utiliser.


Vous serez souvent amenés à vous acharner sur un défi particulièrement corsé pour gratter un peu de tunes ou débloquer une ville, un costume ou une vidéo de pro (trop courtes et de piètre qualité, support cartouche oblige). Débloquable également un éditeur de sons, vous permettant d'enregistrer les plus infâmes jurons et de les entendre quand vous vous vautrerez lamentablement. Le mode scénario est donc plutôt addictif, pour peu que vous passiez sur le gameplay un peu rigide (le stick analogique est devenu avec le temps difficilement remplaçable dans un jeu en 3D), les graphismes pas franchement folichons et quelques bugs de collision. Vous accompagneront dans vos pérégrinations à roulettes les illustres « Clash », « Nirvana », « Smashing Pumpkins » et autres « Foo Fighters » qui contribueront largement à vous scotcher à votre DS. Sachant qu'en plus un mode « classique » vous permettra de rider à l'ancienne pour exploser des high-score, retrouver les lettres des mots « skate » et « combo » ainsi que la fameuse cassette secrète, planquée dans les endroits les plus improbables. Et si cela ne suffit pas à occuper vos longues soirées d'hiver, sachez qu'un mode wi-fi est présent, qui vous permettra de ridiculiser des joueurs du monde entier dans dix types de jeux différents.


                                                   

Points fortsPoints faibles
  • Difficile mais gratifiant
  • Un contenu trés solide
  • Une vraie communauté en ligne
  • Des graphismes franchement limites
  • Une maniabilité un rien crispante

Contemporain

3+

Graphisme : 4/10 - Le jeu n'est pas d'une finesse graphique exceptionnelle, il est même plutot moche, mais au bout de quelques heures, tout ce que l'on voit sont des grinds, des lips, des gaps...

Son : 8/10 - Une douzaine de morceaux cultes, d'assez bonne qualité compte tenu du support cartouche, des voix un peu nazes, mais un éditeur de sons plutôt sympa.

Gameplay : 5/10 - Etant donné le nombre de manipulations à effectuer à la seconde, la disposition des boutons de la DS n'est pas des plus appropriée à un Tony Hawk. Comme il est impossible de sortir le stylet sans lâcher trois boutons, on tapera les tricks spéciaux sur l'écran tactile avec nos gros doigts gras, et l'on regrettera bien vite de l'avoir fait en éteignant la console, quand les traces deviennent visibles...

Durée de vie : 9/10 - Comptez dix à quinze heures de jeu pour boucler le mode scénario, quatre à cinq pour le mode classique et une infinité si vous vous prêtez au jeu en ligne.

Multijoueurs : 8/10 - Relativement complet, le jeu en CWF nintendo vous permettra de trouver des partenaires humains à qui infliger des corrections à toute heure du jour et de la nuit.

Verdict !

15

Bien

Sans réelles innovations, pas exempt de défauts gênants, Tony Hawk's Proving Ground se contente de restituer ce qui a fait le succès de la série : une bonne dose de challenge, un gameplay exigeant, un contenu solide et une durée de vie en béton. Si vous n'êtes pas un grand fan de la licence, il y a peu de chances que Proving Ground vous satisfasse. En revanche, si vous cherchez un bon Tony Hawk sur DS, foncez !